La biologiste Katie Hinde, de l’Université Harvard, l’a découvert grâce à une mine d’or: toutes les données récoltées par les trayeuses automatiques des quatre coins des États-Unis. Total, rien que pour la période 1995-1999: un million et demi de vaches. Ces données servent depuis longtemps aux fermiers, qui veulent savoir combien de lait produit chacune de leurs vaches. Katie Hinde, elle, a découvert que non seulement les filles sont favorisées, mais que le sexe du premier rejeton est encore plus déterminant sur la quantité de lait qu’auront les suivants. Or, il faut savoir que la biologie tient généralement pour acquis que les mammifères investissent davantage d’énergie dans les rejetons mâles. Pas chez les vaches, apparemment.
Sexisme chez les Holstein. Les vaches produisent plus de lait pour leurs filles que pour leurs fistons.
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