Pour lutter contre la pandémie, ce n’est pas suffisant de multiplier les tests de dépistage: il faut retracer les contacts des personnes contaminées. Le traçage électronique pourrait-il venir en aide aux humains débordés par cette tâche? Quelles sont les inconnues et les risques pour la vie privée? C’est le sujet de notre émission de cette semaine. 

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Le gouvernement québécois a récemment fait volte-face en encourageant les Québécois à télécharger Alerte Covid, une application pour téléphones, destinée à évaluer le risque qui nous entoure. Elle retrace les contacts des personnes testées positives au coronavirus jusqu’à deux semaines précédant leur diagnostic.

Mais parmi les inconnues, il y a son efficacité réelle: difficile de trouver pour l’instant un pays où une telle application a eu un impact décisif. Dans le reste du Canada, le taux de téléchargement est encore faible. Par ailleurs, vous avez beau avoir téléchargé l’application, si vous êtes diagnostiqué positif et que vous ne l’entrez pas dans votre application, elle ne servira pas à grand-chose pour votre entourage. Enfin, on s’inquiète pour la vie privée.

Isabelle Burgun en parle avec:

 

Il y a aussi le problème de l’accessibilité à la technologie: est-ce que tout le monde a un téléphone assez récent pour que cela fonctionne? Ce n’est pas un outil pour remplacer le traçage traditionnel, insiste Benoît Mâsse: « c’est un ajout ». Du moins tant qu’on n’aura pas démontré un taux d’efficacité —et d’adhésion de la population— très élevé.

Il faut dire que le traçage de contact manuel c’est, avec l’isolement, une des mesures qui a le meilleur rapport coût-effcacité. - Benoît Mâsse

Y a-t-il un risque d’augmenter les faux positifs si l’application est mal calibrée? Qu’est-ce qui a mal tourné en France? Quel est le seuil minimum d’acceptation pour que ça fonctionne?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CFLX (Sherbrooke). 

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Photo: Markus Winkler / Pixabay