Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour les enfants ? On entend ça régulièrement. Une phrase servie à toute les sauces, des politiciens aux chefs d’entreprises. Oui, mais dans les faits qu’en est-il ?

Je vais vous raconter une initiative, qui, je l’espère, pourrait servir de tremplin à d’autres projets d’activités familiales et intergénérationnelles. 

Cet automne, dans la salle à manger d’une résidence pour personnes âgées, des cours d’astronomie ont été offerts. Cinq cours espacés aux deux semaines, le samedi après-midi de 14 h à 16 h. Ces cours gratuits offerts par l’Université populaire (UPop) ont regroupé des enfants, des parents et des grands-parents. Chaque fois un thème était présenté (45 à 60 minutes), une collation et une activité d’appropriation terminaient le cours. 

Ainsi, on a exploré de fond en comble le système solaire et ses «habitants», examiné les conditions à satisfaire pour entreprendre la colonisation de la planète Mars, imaginé la vie sur des exoplanètes, préparé une mission spatiale pour dévier un astéroïde menaçant la Terre, et envisagé les premiers pas de l’humanité hors de notre système solaire.

Le contenu des cours était préparé pour convenir à tous les âges. Chacun y trouvait son compte. Tous repartaient en ayant appris quelque chose, qu’il soient totalement néophytes ou auditeurs avertis. 

La même démarche conviendrait à une foule d’activités scientifiques. Que ce soit la biologie, la botanique, la physiologie… Il suffit de le vouloir et de prendre le temps nécessaire à la préparation et à l’élaboration. Chaque ingrédient doit être apprêté au même niveau de complexité et former un ensemble fluide. On découvrira vite que les moins connaissants ne sont pas ceux à qui on pense de prime abord. Lors de cette activité, les familles vivent une expérience de découverte et d’apprentissage qui se prolonge à la maison. Les aînées apportent la mise en perspective de leur histoire et mesurent l’énorme distance qui les sépare de la jeunesse montante, nos héritiers.

«Que mille fleurs fleurissent»