On entend plus souvent parler, ces dernières années, d’articles scientifiques retirés des archives par la revue qui les a publiés. Or, ce sont les revues les mieux cotées qui ont tendance à en retirer le plus.

Deux éditeurs de revues scientifiques, Ferric Fang et Arturo Casadevall, ont créé ce qu’ils ont appelé un «index des rétractations», à partir de cas survenus depuis 10 ans: il s’agit de chercheurs accusés d’avoir fraudé, plagié ou dissimulé ses données.

Or, cet index tend à conclure que plus la revue bénéficie d’un facteur d’impact élevé —elle est plus souvent citée que les autres et tenue en plus haute considération— et plus nombreux sont les articles à avoir été retirés: figurent en tête le New England Journal of Medicine, Science, Cell et Nature.

Deux raisons possibles: soit la perspective d’y être publié incite certains à tourner les coins ronds, soit ce qui y est publié est ensuite examiné à la loupe par davantage de collègues...