La psychologie peut respirer: il se fait de la bonne science dans ses rangs, après tout.

Ces deux dernières années, ses détracteurs l’ont eu facile. Diverses études ont révélé que des recherches en nombre désagréablement élevé étaient basées sur des échantillons trop petits ou des expériences impossibles à reproduire. Le problème s’infiltre aussi dans les neurosciences. En réponse, une coalition de 36 groupes dans plusieurs pays —le Many Labs Replication Projets’est attaquée à 13 études en psychologie parmi les plus classiques — par exemple, celles qui mesurent la peur de perdre un gain, ou celles qui évaluent le préjugé induit par une information. Et ils sont parvenus à en reproduire 10 sur 13.

Il n’en demeure pas moins que la « crise de la reproductibilité », comme on l’a appelée en 2012, est là pour rester. Et les gens derrière le Many Labs Project sont unanimes à réclamer un resserrement des normes qui entourent la publication d’études en psychologie.