La privatisation des voyages spatiaux prend forme : coup sur coup, deux des plus féroces concurrents, SpaceX et Virgin Galactic, ont annoncé des percées qui les placent en bonne position pour avaler une part d’un marché qu’elles espèrent lucratif.

En novembre, la fusée Falcon 9 de la compagnie SpaceX — la compagnie fondée par le milliardaire Elon Musk — a obtenu de la NASA le permis « de catégorie 3 » qui lui permettra d’être en charge de la mise en orbite de certaines des missions les plus importantes de l’agence spatiale américaine. Et cette semaine, l’avion-fusée SpaceShipTwo, de la compagnie Virgin Galactic — fondée par le milliardaire Richard Branson a effectué pour la première fois un vol jusqu’à 80 km d’altitude, ou 51 milles — un poil au-dessus de la « frontière » officieuse de l’espace, selon la définition de l’Administration américaine de l’aviation.

La certification de niveau 3 est réservée aux fusées qui ont atteint un taux de réussite de 90 % à 95 % avec leurs lancements. Depuis 2010, SpaceX a effectué 60 lancements d’une Falcon 9. Quant à SpaceShipTwo, il s’agissait d’une mission habitée, avec deux pilotes d'essai à son bord. Alors que SpaceX vise un partenariat commercial avec les agences spatiales, Virgin Galactic vise l’envoi de riches touristes pour de brefs vols aux limites de l’espace.