Une équipe américano-péruvienne de paléontologues a identifié une espèce de singe préhistorique à partir d’une minuscule dent trouvée dans une tonne de sédiments, rapporte Science et avenir.

La découverte, décrite dans le Journal of Human Evolution, « suggère la présence d’une faune amazonienne originale et jusqu’à présent inconnue ». La trouvaille faite dans la formation de Bala aux abords du Río Alto Madre de Dios dans l’Amazonie péruvienne vient ainsi préciser le portrait d’une microfaune qui aurait peuplé le bassin de l’Amazone dans le Miocène inférieur, il y a près de 20 millions d’années.

En analysant une simple molaire mesurant à peine deux millimètres, les chercheurs sont parvenus à identifier une espère de singe miniature, pesant moins de 250 grammes, et « distincte de toute espèce connue vivante ou éteinte de la famille des Platyrrhini », qui regroupe les singes d’Amérique.

Cette découverte, ajoutent les auteurs, « renforce l’impression d’une séparation géographique entre les tropiques amazoniens et les parties plus isolées géographiquement au sud du continent durant le Miocène inférieur. »