Le commerce transatlantique des esclaves est responsable du déplacement de plus de 12 millions d’Africains entre les 16e et 19e siècles. Des scientifiques proposent d’utiliser la génétique pour faire un peu de lumière sur ceux et celles qui furent les victimes de cette période sombre.

Ces généticiens ont étudié le profil génétique de 50 000 habitants actuels de la côte ouest de l’Afrique et de la côte est des Amériques —particulièrement les États connus pour avoir été des points de débarquement des esclaves. L’objectif de cette recherche: comparer l’information fournie par l’analyse de l’ADN à celle que les documents historiques fournissaient déjà.

Les résultats confirment que la majorité des esclaves provenaient des régions correspondant aux territoires actuels de l’Angola, de la République démocratique du Congo, de la Gambie, de la Guinée et du Sénégal. Les scientifiques ont également identifié des régions du Nigeria, pourtant peu documentées dans les sources historiques.

Les chercheurs, financés par la compagnie 23andMe, qui commercialise des kits de « dépistage génétique », ont remarqué que les gènes des femmes esclaves de jadis étaient plus répandus dans la population d’aujourd’hui que ceux des hommes, rapporte The Scientist. L’exploitation sexuelle serait en partie responsable de ce phénomène. De plus, elles auraient été incitées à avoir beaucoup d’enfants avec d’autres esclaves pour compenser la diminution du commerce transatlantique et fournir davantage de main-d’œuvre aux esclavagistes.

 

Photo: Musée de l'esclavage Seriki Abass à Lagos, Nigeria