Pour comprendre le comportement animal, les biologistes doivent évidemment pouvoir différencier les individus d’un groupe. Ce qui n’est pas toujours évident chez certaines espèces. Voilà que des avancées au niveau de la reconnaissance faciale pourraient leur faciliter la vie.

Certes, on utilise le marquage électronique depuis longtemps pour suivre un animal à la trace, analyser ses déplacements et, de ce fait, certains de ses comportements. L’observation aérienne est également possible. Cependant, note le Smithsonian Magazine, ces méthodes sont considérées comme invasives et peuvent être très coûteuses.

Toutefois, depuis peu, des logiciels de reconnaissance faciale ont bel et bien permis d’identifier plus facilement certains animaux. Par exemple, le BearID Project analyse le visage des ours. Des scientifiques d’Oxford ont aussi développé un logiciel pour reconnaître des chimpanzés dans leur habitat.

Des biologistes américains s’en sont donc inspirés… pour les phoques. Après avoir entraîné le logiciel pendant 2 ans avec 2000 photos, ils affirment que celui-ci peut maintenant reconnaître un phoque avec 85 % de précision.

Dans le premier bilan de leur logiciel, SEALNET, les chercheurs affirment être en mesure de mieux comprendre les habitudes des phoques et leur dynamique sociale. Par exemple, ils ont identifié quatre phoques se prélassant à un endroit et les ont repérés ensuite dans d’autres sites.

Le logiciel peine toutefois encore à distinguer à tous les coups un « visage » d’une roche ou d’une autre partie de l’anatomie. Mais pour les différents pays qui veulent suivre l’évolution de leurs populations locales de phoques, c’est un outil qui pourrait s’avérer précieux.