Une nouvelle génération de vaccins contre la COVID est en préparation dans une vingtaine d’endroits à travers le monde. Mais pour être dûment évaluée, il faudrait comparer leur efficacité avec celle des vaccins actuellement existants. Or, les fabricants de ces derniers ne montrent pas un grand empressement.

On parle ici non pas des vaccins dits « bivalents », qui commencent à être disponibles, efficaces contre le coronavirus « original » et contre un des sous-variants Omicron, mais de vaccins qui, en théorie, seraient efficaces contre toutes les souches du présent coronavirus, voire contre plusieurs coronavirus. Cette piste de recherche a pris de l’importance à la fin de 2021, lorsqu’il est devenu clair que la vitesse à laquelle apparaissaient de nouveaux variants risquait d’atténuer progressivement la portée des vaccins actuels.

Le problème, révèle le magazine médical STAT cette semaine, c’est que Pfizer et Moderna ne semblent pas enclins à ouvrir la porte à un éventuel concurrent. Tout chercheur qui voudrait utiliser leurs vaccins dans ses recherches devrait en effet obtenir l’autorisation de ces compagnies, en raison des brevets qu’elles détiennent. Légalement. elles sont dans leur droit, mais scientifiquement, c’est une attitude qui pourrait « ralentir les avancées vers des vaccins plus efficaces », résument des experts interrogés par STAT.

Entre autres pistes de recherches: des vaccins qui contiendraient des séquences provenant des différents variants, et protégeraient donc contre plusieurs souches du coronavirus. D’autres chercheurs se demandent si un vaccin intranasal pourrait offrir une meilleure protection. Mais pour le savoir, encore faut-il pouvoir comparer.