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Si la COVID est rarement mortelle pour les enfants, ils n’y sont toutefois pas entièrement immunisés. En fait, la maladie s’est rangée dans la dernière année parmi les principales causes de décès chez les jeunes aux États-Unis.

En un sens, c’était statistiquement inévitable: si plusieurs dizaines de millions d’enfants sont infectés par le virus, même un très petit taux de décès finit par faire beaucoup. En nombres absolus, révèle une compilation publiée récemment sur le serveur de pré-publication MedRxiv, cela représente 796 décès chez les 0-19 ans entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2022. C’est davantage que pendant l’année précédente (408), ce qui pourrait s’expliquer par la vague Omicron, commencée en décembre 2021: pendant cette vague, on a assisté chez les jeunes aussi à une montée en flèche des hospitalisations causées par la COVID.

Cela place la COVID en 8e position des causes de décès chez les enfants et les adolescents aux États-Unis, et en première place parmi les décès causés par une maladie infectieuse ou respiratoire. Les premières causes de décès dans cette catégorie d’âge restent, de loin, les complications suivant la naissance (plus de 10 000 pendant cette même période), les accidents (plus de 7000), les malformations congénitales ou anomalies chromosomiques (plus de 5000), les homicides et les suicides (environ 2700 chacun).

La bonne nouvelle pourrait être qu’une analyse préliminaire des décès du printemps et de l’été 2022 révèle une baisse de ces décès ce qui, là encore, correspond à la sortie de la vague Omicron.

On assiste aussi en Grande-Bretagne à des pics dans les hospitalisations des adolescents correspondant aux pics de la population générale, mais dans des proportions qui, comme aux États-Unis, sont moins élevées. Au Québec, cela représente 9 décès chez les moins de 18 ans, selon les données de l’INSPQ.

En tout, la COVID a tué depuis le début de 2020 plus de 17 000 personnes au Québec, plus d’un million aux États-Unis et, tout dépendant des estimations, entre 16 et 28 millions à travers le monde —compte tenu des pays qui n'ont jamais eu les ressources nécessaires pour faire ce genre de suivi.