Près de 11 heures et 40 minutes: c’est le temps qu’il a fallu pour amener, samedi, la fusée lunaire à son pas de tir du Centre spatial Kennedy, en Floride, à une vitesse maximale de moins de 1 kilomètre et demi à l’heure.
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On n’embarque pas une fusée de 5 millions de kilos et de 98 mètres de haut sur un simple tracteur. L’engin roulant, un transporteur géant sur chenilles, conçu exclusivement pour transporter les engins spatiaux, n’a qu’une route à suivre, de l’Édifice d’assemblage des véhicules (Vehicle Assembly Building) jusqu’au site de lancement, à une distance de 6 kilomètres et demi.
À présent que la fusée, simplement appelée Space Launch System, est bien en place, avec la capsule Orion à son sommet —dans laquelle prendront place les quatre astronautes— les ingénieurs et techniciens de la NASA s’activeront, d’ici au 6 février, à des répétitions des procédures de remplissages et de vidanges des réservoirs, comme l’a rappelé samedi la NASA dans un communiqué.
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Le 6 février est la date théorique du lancement vers la Lune, mais la NASA précise que d’autres « fenêtres de lancement » sont possibles plus tard en février, ainsi qu’en mars et avril.
Il s’agit de la mission Artemis 2, celle qui doit amener des astronautes en orbite lunaire, pour la première fois depuis la dernière mission Apollo, en 1972. En attendant un possible alunissage avec Artemis 3, prévu pour 2027 ou, plus probablement, 2028. Les quatre astronautes d’Artemis 2, qui passeront 10 jours dans l’espace, sont les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen.





