Deux heures pour prendre 578 photos du ciel nocturne… montrant 14 450 mouvements de satellites.
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C’est ce qu’un photographe amateur de la Nouvelle-Zélande, Brendan Larsen, a réussi en tentant précisément d’illustrer à quel point le ciel était devenu « engorgé » par la multiplication des satellites qui nous tournent autour.
Lorsqu’il a commencé, il y a six ans, à se passionner pour « l’astrophotographie », les satellites apparaissaient « occasionnellement » sur ses photos, raconte-t-il dans la foulée de l’image devenue virale sur les réseaux sociaux. Mais à présent, « presque chaque photographie du ciel nocturne contient de multiples traînées de satellites ».
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La photo ne montre pas 14 450 satellites différents: le même engin peut apparaître, en moyenne, une dizaine de fois, pendant qu’il se déplace d’un coin du ciel à un autre. C’est ce qui explique que la plupart de ces lignes soient parallèles.
C’est qu’un satellite, vu de la terre ferme, a beau n’être qu’un point lumineux, sur une photo dont le temps d’exposition se mesure en secondes, il a eu le temps de bouger.
L’expérience qu’a menée Larsen, dans la nuit du 9 septembre 2026, a donc consisté à prendre 578 photos du même coin du ciel —avec le mont Taranaki en arrière-plan— chacune avec un temps d’exposition de 8 secondes. Le résultat illustre, espère-t-il, mieux qu’une longue explication, à quel point le ciel nocturne a changé, particulièrement ces dernières années: la compagnie SpaceX a envoyé plus de 9000 satellites depuis 2019 pour créer son service Starlink. À eux seuls, ils représentent aujourd'hui les deux tiers de tous les satellites encore actifs là-haut.




