C’est la saison des Fêtes — une occasion ou jamais de parler de tolérance et d’amour. Quel rapport, direz-vous, avec la politique et la science, les thèmes de notre émission ? Eh bien il se trouve que ce qui définit « les autres » et ce qui définit « nous », c’est souvent une affaire de jugements certes, mais de jugements que l’on prétend rationnels et même de jugements que l’on pourrait davantage appuyer sur de la science.

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L’actualité récente montre une hausse du populisme de droite, de l’intolérance et de la multiplication d’actes racistes, peu importe le pays où l’on se trouve. Comment lutter contre ces phénomènes ? Pour les uns, c’est en demandant au gouvernement canadien de faire du 29 janvier la Journée nationale contre la haine et l’intolérance. Cette journée commémorerait l’attentat meurtrier de la mosquée de Québec d’il y a deux ans.
 
Pour les autres, le Musée Armand-Frappier, à Laval, centre d'interprétation des biosciences, héberge depuis cet automne l’exposition Nous et les autres. Des préjugés au racisme. Il s’agit de l’adaptation québécoise d’une exposition parisienne destinée à mieux comprendre d’où viennent nos préjugés pour pouvoir les confronter à l’aide de données scientifiques.
 
Cette exposition fait notamment le point sur les connaissances en génétique humaine — des connaissances qui confirment qu’on ne peut pas parler de « races » pour les humains.
 
Pourquoi avons-nous tendance à favoriser notre propre groupe, ceux qui nous ressemblent, et à nous méfier des autres ? Pourquoi sommes-nous toujours l’étranger de quelqu’un ? La science peut-elle aider à combattre ces préjugés ? Isabelle Burgun en discute avec :

Se « catégoriser » nous et les autres, ça remonte à la nuit des temps, rappelle Richard Bourhis, et on a commencé, historiquement, avec ce qui était le plus apparent: la taille, la couleur des yeux, ou de la peau.

La catégorisation, c’est une façon économique, psychologiquement, de découper notre environnement social et humain. C’est une façon très pratique de traiter l’information. Et on le retrouve dans toutes les sociétés.  — Richard Bourhis

Au-delà de ces considérations de base, au-delà des considérations juridiques, éthiques, morales, il n’est pas innocent de souligner que discrimination et stigmatisation ont des conséquences sur la santé: augmentation du stress, problèmes de santé mentale et même cardiaque.

En mode solution : quelle serait la boite à outils pour combattre les préjugés et la discrimination ? Informer ? Éduquer ? Légiférer ?

Ce que j’observe, c’est que les gens, à partir du moment où on leur explique ce que c’est, la catégorisation, et ce qu’est un stéréotype, un préjugé, on plante une petite graine. — Martine Isabelle

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En chronique : comme chaque semaine, on passe le micro à un scientifique éditorialiste. Cette semaine, Yan Giroux, infirmier clinicien et étudiant à la maîtrise à l’Université de Montréal, parle de « comment on soigne un rhume ».
 

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C'est notre dernière émission de l'année 2018 ! Nous serons de retour avec de nouveaux épisodes en janvier !

Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto), CIBO-FM (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor), CHOW (Amos) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.