Le 20 juillet 2019, en pleine effervescence du 50e anniversaire de la mission Apollo 11, David Saint-Jacques garde les pieds sur terre devant la course vers le retour à la Lune.

À peine revenu sur Terre, David Saint-Jacques, astronaute canadien, fait l’éloge du programme spatial canadien devant public au Centre des sciences de Montréal, en duo avec son confrère Robert Thirsk, astronaute semi-retraité, en conférence vidéo au Centre des sciences de l’Ontario.

Déclarant qui a fait la boucle après sa prestation publique au même endroit l’été passé et après presque sept mois en mission dans la Station spatiale Internationale, il est heureux de retourner à la maison…sur Terre.

Devant le déploiement de ressources orientées vers le retour à la Lune, l’astronaute prend du recul et invite à une certaine prudence :

Je ne sais pas encore quel sera le rôle du Canada face aux activités futures de l’exploitation minière de la Lune. Des discussions sont à venir à ce sujet. Cependant, il y a aussi débat sur la protection de la Lune comme pour l’Antarctique actuellement juste dédiée pour les recherches scientifiques. C’est une question que se posent toutes les agences spatiales. — David Saint-Jacques

David Saint-Jacques croit qu’il est inévitable que les astronautes retournent sur la Lune dans quelques années. Il comprend aussi que le retour à la Lune prend la forme d’une course entre plusieurs nations (États-Unis, Russie, Chine, Inde, et autres pays technologiquement avancés dont le Canada). Le Canada dans le nouveau voyage vers la Lune est là pour rester, affirme-t-il. L’engagement de l’Agence spatiale canadienne dans la construction du Canadarm III qui équipera la station circumlunaire Gateway en serait un bon exemple.

Au centre des sciences de Montréal, David Saint-Jacques s’est prêté au jeu des questions d’enfants, enthousiastes à l’idée d’aller dans l’espace. Il donne trois conseils pour y parvenir :

Rester à l’école et y trouver quelque chose que l’on aime faire; rester en santé et respecter son corps et accepter qu’en devenant astronaute, il faille accepter les responsabilités. — David Saint-Jacques

Affirmant que la Terre est le vaisseau spatial qui assure notre existence, il ajoute que l’esprit humain et l’ingénierie canadienne l’ont gardé en vie dans l’espace. Il vante la soif de découvrir de l’esprit curieux de l’humain « qui va nous amener plus loin… vers de nouvelles découvertes et de nouveaux sommets… » devant un public qui l’a reçu en héros. « Notre but ultime est de trouver un endroit où existe une autre forme de vie. »