panneaux-solaires-plantations.jpeg

Faire pousser ses légumes dans un champ rempli de panneaux solaires peut sembler contre-intuitif, mais ça aurait des effets bénéfiques sur les plantes, et sur les travailleurs agricoles. 

Le concept n’est pas neuf: on appelle ça, depuis les années 1980, l’agrivoltaïque, ou l’agri-photovoltaïsme, en référence aux panneaux photovoltaïques. L’idée est née d’un désir, il y a quelques décennies, d’éviter que les installations à grande échelle de panneaux solaires n’entrent en compétition avec des terres agricoles. 

Or, une recherche vient de s’intéresser aux « micro-climats » qui se créent sous ces structures. Et alors que beaucoup de recherches antérieures comparaient, sur le terrain, les effets en fonction du type de cultures ou du type de panneaux, les chercheurs de l’Université Princeton ont choisi de concevoir des simulations informatiques de micro-climats. 

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

Ces simulations tiennent compte des interactions entre les facteurs comme la lumière, le sol et les mouvements de l’eau dans l’air —par « une journée typique d’été au New Jersey », là où est située leur université.

Leur conclusion est qu’un plant de tomates qui pousse sous des panneaux solaires verrait, pendant le jour, ses feuilles être exposées à une température de 1,84 degré Celsius moins élevée que les plants de tomates dans un champ « ouvert ». L’écart serait de 7,56 degrés Celsius au moment le plus chaud de l’après-midi. Ce qui réduit l’évaporation de l’eau du sol de 22% —autrement dit, davantage d’eau reste plus longtemps dans le sol entourant les plantes.  

Qui plus est, cela ne peut qu’être une bonne chose pour les travailleurs agricoles, qui bénéficient ainsi de plus de fraîcheur. 

Les plantes situées sous les installations recevraient évidemment moins de lumière —47% en moins— mais absorberaient seulement 31% moins de carbone, ce qui compense, écrivent les chercheurs, pour la « perte de productivité » qu’occasionne, pour une plante, le fait d’avoir moins de soleil. 

L’étude est parue en août dans le Journal of Advances in Modeling Earth Systems.

Je donne