C’est ce que dénonce le Dr. John Q. Young de l’Université de Californie à San Francisco dans un article paru dans la revue Annals of Internal Medecine. Tenez-vous bien. D’après la compilation d’une quarantaine d’études médicales, la mortalité des patients augmenterait de 8% au mois de juillet dans les hôpitaux universitaires et les séjours y seraient plus longs faisant croître ainsi les charges financières. Pour le docteur Young, il n’y a rien d’étonnant à cela quand on sait que 20% à 30% des médecins expérimentés sont remplacés pendant l’été par de jeunes docteurs manquant d’expérience. L’auteur n’hésite pas à comparer cette erreur administrative à une aberration qui n’aurait pas lieu sur un terrain de soccer. En effet, qui aurait l’idée de remplacer en pleine ligue 4 à 5 joueurs d’une équipe professionnelle par des joueurs peu entraînés et qui n’auraient jamais joué ensemble? Sachant qu’au Québec, 500 à 600 étudiants seraient en stage pendant l’été dans les hôpitaux, mieux vaut différer ses projets médicaux…
– «En été, l’hôpital évitez» pourrait être un nouvel adage populaire. Chiffres à l’appui, les complications médicales, mortelles ou non, existent bel et bien au mois de juillet.
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