Montage expérimental pour la production de paire de particules intriquées.jpg

Dans mes deux derniers articles, nous nous sommes penchés sur l'idée que les phénomènes quantiques pouvaient bousculer nos conceptions du temps les plus profondément enracinées. La relativité, qui lie entre elles les dimensions spatio-temporelles, nous incite à penser qu'il doit en être de même avec l'espace

L'intrication quantique, toujours elle, cette trouble-fête de nos intuitions, qui questionne notre conception de la temporalité, nous incite à remettre également en question celle de l'espace. Imaginer que deux particules intriquées puissent s'influencer instantanément l'une l'autre, quelle que soit la distance qui les sépare dans l'univers, ne s'accorde pas avec notre représentation de la causalité. Si la causalité doit être transcendée pour ce type de phénomène, alors nos conceptions du temps et de l'espace doivent être revues de fond en comble à ce niveau. 

L'idée d'une temporalité bidimensionnelle pourrait nous servir de guide ici. Les deux dimensions représentées dans un plan plutôt que sur une droite obligent à délaisser complètement l'idée d'événements qui se succèdent. En fait, on ne peut plus parler d'événements. Ce qui se succède ne sont que des instants sans lien causal les uns aux autres. Ce type de temporalité pourrait être l'une des clés de l'intrication quantique. Cependant il faut voir qu'avec ce type de conception, l'espace tel qu'on le conçoit ne peut plus subsister. À ce niveau, ce n'est plus seulement la géométrie qui s'estompe, mais aussi la métrique de l'espace. Avec cette temporalité, il faut imaginer des particules qui surgissent et disparaissent aussitôt. Sans aucune interaction, le concept de distance perd tout son sens. C'est cette seconde clé qui pourrait s'accorder avec le phénomène d'intrication quantique. 

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Toutefois, pour que cette tentative de conceptualisation puisse fonctionner, il nous faut pouvoir articuler, à la fois, la première et la deuxième dimension temporelle et les caractéristiques spatiales propres à chacune qui en découlent. On rejoint ici ce qui avait été avancé dans mes deux articles précédents.

 

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