Le magazine Les Débrouillards passe le cap des 30 ans. Avec les honneurs, puisqu’il est un de ceux qui s’en sortent très bien, dans un marché qui, par les temps qui courent, n’est guère favorable aux médias.

C’est en janvier 1982 que fut publié au Québec le premier numéro d’un modeste bulletin, Je me petit-débrouille, en noir et blanc, qui accompagnait alors le tout nouveau Club des débrouillards. Le reste appartient à l’histoire : le bulletin est devenu un magazine de vulgarisation scientifique de qualité pour les 9-14 ans, a inspiré une émission de télé à l’antenne pendant huit ans, des produits électroniques, un site web, et un petit frère, Les Explorateurs , pour les 6-9 ans.

« Le petit débrouillard » était d’abord né en septembre 1979 dans les colonnes de la toute jeune Agence Science-Presse, sous la forme d’une chronique scientifique pour les jeunes. Envoyée aux médias abonnés à l’Agence en même temps que le reste du contenu hebdomadaire, cette chronique avait connu un rapide succès : le livre rassemblant en 1981 les meilleures expériences du « Professeur Scientifix » avait écoulé ses 1000 premiers exemplaires en un mois, un phénomène pour l’édition québécoise.

Trois décennies plus tard, ce sont une cinquantaine de livres qui sont sortis des cerveaux des auteurs, allant des expériences et cahiers d’activités jusqu’aux « Grands débrouillards », recueils de bandes dessinées sur l’histoire de scientifiques canadiens.

Mais le secteur du magazine n’est pas en reste : en plus d’avoir donné naissance aux Explorateurs , il s’aventure depuis quelques années sur le terrain des arts (les numéros spéciaux Débrouill’Arts) et des sports (les Sports Débrouillards). Le prof Scientifix, à la tête d’un empire de presse? Il y a des empires plus sympathiques que d’autres...