En mai, le secrétaire général des Nations Unies vantait la consommation d’insectes, «bonne pour l’environnement et bonne pour un régime équilibré». Il est peu probable que cet argument ait suffi à influencer quiconque appartient à une culture occidentale qui n’a jamais mis un insecte dans son assiette. Le dégoût ne peut pas être renversé par de simples arguments rationnels, écrit la Britannique Ophélie Deroy. Pour franchir le pas, il faut plutôt rendre le mets agréable au goût: et il se trouve que le goût n’est pas seulement affecté par la saveur ou l’arôme, mais aussi par l’apparence, la couleur, voire le nom d’un plat. En 2013, une étude belge ( Journal of Sensory Studies ) concluait que le consommateur était davantage enclin à manger des insectes lorsqu’ils étaient préparés de manière à remémorer des saveurs familières. Bref, écrit cette chercheuse du Centre pour l’étude des sens à l’Université de Londres, il ne faut pas sous-estimer l’influence de l’apparence... même si c’est pour sauver l’environnement.
Manger des insectes est une excellente idée. Mais faites-le parce que ça goûte bon, pas pour sauver l’environnement.
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