C’est cette preuve que la sonde américaine Mars Curiosity aurait obtenu pour la première fois. Lors du congrès de l’Union géophysique européenne, la planétologue française Agnès Cousin a parlé de « contenu élevé » d’oxyde de manganèse dans 3 % des roches étudiées depuis trois ans dans le cratère Gale. Pour en retrouver autant, conclut son équipe, il faut que le manganèse ait été en présence d’eau — on présume depuis 2014 que le cratère Gale a jadis été un lac — et soumis à un « processus d’oxydation », c’est-à-dire à un fort taux d’oxygène. L’atmosphère martienne actuelle est composée à 95 % de dioxyde de carbone et moins de 1 % d’oxygène, contre près de 20 % sur Terre.
On pense depuis longtemps que l’atmosphère martienne a probablement déjà contenu beaucoup plus d’oxygène qu’aujourd’hui. Mais comment le démontrer ? Par l’empreinte laissée sur les cailloux.
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