En moins d’un mois, deux nouvelles informations, séparées par des milliards de kilomètres, ont donné espoir à ceux qui espèrent trouver du liquide sur d’autres mondes. Et l’un de ces deux mondes est celui qu’on aurait jugé le plus improbable : Pluton.

Il y aurait sur Pluton une mince couche de gaz, assez dense pour pouvoir agir comme un « isolant » et faire en sorte qu’une partie de l’eau souterraine ne gèle pas. Selon l’équipe japonaise qui publiait le 20 mai dans Nature Geoscience, un phénomène similaire pourrait se reproduire sur d’autres mondes glacés du système solaire. L’hypothèse a été appelée en renfort pour expliquer une anomalie dans l’alignement, par rapport à l’axe de Pluton, d’une immense plaine qui domine un des hémisphères de Pluton — la plaine Spoutnik, découverte en 2015 par la sonde New Horizons.

Pendant ce temps sur Titan, la plus grosse lune de Saturne, c’est de méthane liquide dont on parle. Celui-ci, dont la présence n’est plus un mystère, est toutefois anormalement calme et un duo d’astrophysiciens français propose une solution : une couche de matière organique juste assez dense pour flotter à la surface, sans couler au fond du « lac ».

La présence de matière organique dans l’atmosphère de Titan n’est pas non plus un mystère, surtout depuis la mission Cassini dans les années 2000 — c’est ce qui lui donne sa teinte orangée. Mais les déplacements de ces composés ainsi que leur renouvellement restent à élucider.