Comment échapper à un prédateur? Faites le mort. Pendant une heure s’il le faut.

C’est l’exploit qui a été observé chez la fourmi-lion —un insecte agressif à l’égard de ses proies, mais qui est lui-même une proie facile pour de plus gros prédateurs, comme les oiseaux. Observant des colonies de fourmis-lions, trois biologistes britanniques ont de plus noté que le temps passé à faire le mort pouvait être extrêmement variable —de quelques minutes à plus d’une heure. Ce qui pourrait s’expliquer par la présence du prédateur, ou la crainte de sa présence.

Beaucoup d’animaux ont la même stratégie lorsqu’ils se sentent menacés —on appelle ça la thanatose, ou « simulacre de mort ». Certains, comme la couleuvre, émettent même une odeur qui peut laisser croire à l’ennemi qu’il s’agit de chair en décomposition, pas spécialement de bon goût.

La même logique s’applique ici, selon les biologistes: un oiseau qui survole toute une colonie préfère un insecte vivant que mort, odeur ou pas. D’après leurs simulations, l’art de rester immobile augmenterait les chances de survie de 20%. La durée de temps importe toutefois peu —ce qui pourrait indiquer que certaines fourmis-lions sont exagérément prudentes, ou exagérément peureuses.

 

Photo: Une fourmi-lion prise en flagrant délit de simulation / Nigel Franks, Université de Bristol