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Les deux avocats allemands qui avaient prétendu organiser un procès « Nuremberg 2 » contre une pandémie qu’ils qualifiaient de fausse, s’accusent mutuellement de détournement de fonds.

Le 23 septembre, l’avocat Reiner Fuellmich, qui est devenu ces deux dernières années une vedette des milieux complotistes allemands, se faisait accuser par sa collègue Viviane Fischer, dans une vidéo, d’avoir détourné 1,3 million d’euros —le résultat de levées de fonds auprès de ceux qu’ils avaient convaincu qu’un procès « Nuremberg 2 » était en préparation.

En réponse, Fuellmich a traité sa collègue de « plouc » et affirmé que le « Comité Corona » qu’ils ont créé, était au courant du « transfert de fonds ».

Fuellmich s’est fait connaître depuis l’automne 2020 pour son opposition aux mesures sanitaires,  mais surtout en promettant la tenue imminente d’un « procès » qui jugerait les « criminels de guerre » —gouvernements du monde entier, médecins, scientifiques, gens d’affaires, l’OMS, le Groupe de Davos, les médias, etc.— en référence au fait que pour lui, la pandémie est une « fraude » organisée par tous ces gens. On lui doit aussi des théories bizarres sur la reine d’Angleterre qui serait contrôlée par le Vatican qui appartiendrait à « la famille juive Rothschild ».

Or, le procès annoncé n’a jamais eu lieu, sauf sous la forme d’une téléconférence par Zoom en février dernier, réunissant une vingtaine d’avocats antivaccins. Une députée française, Martine Wonner, l’a décrite comme un « grand jury aux États-Unis », ce qui est faux puisqu’il n’y avait ni accusés, ni enquêteurs, ni jury.

Depuis, l’usage qui doit être fait des fonds récoltés pour ce « procès » est devenu nébuleux. Dans sa vidéo, Viviane Fischer affirme que son collègue aurait reçu un salaire de près de 30 000 euros par mois pour la seule gestion de la boîte de courriels du comité, et qu’il aurait investi une grande partie du reste dans sa maison. Dans sa réplique, Fuellmich n’a pas nié avoir investi une partie de la somme à cette fin et allègue que le comité en avait convenu ainsi.