Si le sixième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) déposé le 9 août contenait les mêmes signaux d’alarme que dans ses précédentes éditions, la différence était cette fois dans le langage plus robuste. Cela vient du fait qu’en 30 ans, on a accumulé quantité de mesures sur les océans et l’atmosphère: ces mesures n’ayant cessé de gagner en précision, la marge d’incertitude s’est rétrécie. Le Détecteur de rumeurs a identifié 5 éléments dont on peut désormais dire qu’ils ne laissent plus place au doute.


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1- La responsabilité humaine est « sans équivoque »

C'est la première fois qu'un rapport du GIEC utilise les mots « sans équivoque » pour décrire la responsabilité humaine dans les changements climatiques. À titre de comparaison, on lisait en 1995 « suggère une influence humaine perceptible sur le climat planétaire ». Le rapport déposé en août, qui représente une synthèse de la littérature scientifique, cite plus de 14 000 études et a été approuvé par 230 scientifiques dans 195 pays.

Infographie - GIEC1

2- La température augmentera d’au moins de 1,5 degré Celsius, quoi qu’il arrive

Cinq scénarios sont présentés dans le rapport. Même avec le plus optimiste, qui prend en considération des coupures immédiates et radicales des émissions de gaz à effet de serre (GES), la température mondiale aura augmenté de 1,5 °C par rapport à l'ère pré-industrielle dès les années 2030.

Infographie - GIEC2

 

3- Les événements climatiques extrêmes sont dus aux changements climatiques

Le rapport établit que certains de ces événements météorologiques extrêmes qu'on observe partout sur le globe sont dus aux changements climatiques. Canicules, ouragans, inondations, feux de forêts, sécheresses: ces événements augmenteront en fréquence et en intensité à mesure que le climat se réchauffera.

Infographie - GIEC3

 

4- La montée du niveau de la mer sera plus importante que prévu

Même si l'humanité met les efforts nécessaires pour réduire les GES au cours des prochaines décennies, le niveau de la mer augmentera inéluctablement. La plupart des scientifiques estiment maintenant que le niveau de la mer pourrait gagner jusqu'à 1 mètre d'ici 2100. En raison de l'incertitude liée aux calottes glaciaires, les experts n'excluent pas une augmentation de 2 mètres d'ici 2100, dans le cas du pire scénario.

Infographie - GIEC4

 

5- Une réduction radicale des GES pourrait faire la différence

Une réduction immédiate et draconienne des émissions de gaz à effet de serre, pour atteindre la carboneutralité en 2050, pourrait contenir le réchauffement à 1,5 degré Celsius et ainsi, limiter les effets les plus graves des changements climatiques. Mais le temps presse.

Infographie - GIEC5

 

Infographies: Steve Proulx

 

Image d’en-tête: Jürgen Jester / Pixabay