Le constat semble se généraliser: les étés en ville sont bel et bien plus longs qu’avant. Autant dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud, une analyse de 60 années de données dans 10 villes révèle, pour les deux plus récentes décennies, des variations moyennes de 6 jours estivaux de plus par décennie.
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La détentrice du record est Sydney, en Australie, avec 15 jours de plus par décennie. La seule ville canadienne représentée dans cet échantillon, Toronto, est au milieu du peloton avec 8 jours, devant Paris et Reykjavik, qui ajoutent 7,2 jours par décennie à leurs étés respectifs.
Les chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique ont pris comme base de comparaison le nombre de jours par année qui, dans les années 1961 à 1990, étaient, dans chacune de ces villes, au-dessus de la moyenne des journées les plus chaudes de l’année. Ils ont ensuite examiné si des tendances se dégageaient des décennies avant et après.
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De leurs calculs, publiés dans la revue Environmental Research Letters, on apprend que ces journées supplémentaires peuvent être réparties autant avant qu’après: autrement dit, les étés commencent, en moyenne, quelques jours plus tôt et finissent, en moyenne, quelques jours plus tard. C’est particulièrement impressionnant à Sydney, Australie, où, pour la plus récente décennie examinée, de 2014 à 2023, les étés ont commencé en moyenne le 27 novembre et se sont terminés le 28 mars, alors que dans les années 1961-1970, ils tendaient à commencer le 6 janvier et à finir le 9 mars.
Une autre conséquence semble être qu’il y a moins d’entre-deux-saisons: les conditions estivales arrivent plus abruptement qu’avant, en lieu et place d’un réchauffement graduel des températures.




