L’intelligence artificielle pourrait bien changer nos médicaments et notre manière de les prendre. Intégrer les algorithmes dans notre boîte de pilules pourrait permettre de prendre moins de médicaments… et de les prendre mieux. C’est le sujet de notre émission de cette semaine.

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Nous vous avions parlé l’an dernier des médicaments et de leur date de péremption assez fluctuante. Nous observons aujourd’hui l’autre bout du spectre, l’innovation.

En théorie, l’intelligence artificielle (IA) pourrait accélérer la mise au point de nouveaux traitements et réduire le temps écoulé entre la découverte d'une nouvelle molécule et sa mise en marché. C’est du moins ce qu’espèrent les compagnies pharmaceutiques! Mais nous, dans tout cela ? Eh bien avec l’avancée des connaissances en génétique —votre profil est aujourd’hui disponible en quelques heures— et les bonds de géant de l’informatique, la gestion des données en santé prendra un nouveau visage. Déterminer le bon médicament et la bonne dose deviendra plus facile, en plus du suivi médical, et de la prévention des futures maladies.

Mais de nombreuses questions restent sur le comptoir : comment préserverons-nous nos données personnelles et médicales ? Qu’en est-il du choix du patient et de sa volonté de pouvoir refuser un médicament? Ou de ne pas vouloir traiter à l’avance une maladie qui pourrait ne jamais survenir ?

On parle de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé comme d’une « technologie de rupture ». Qu’entend-on par là? Comment faire le lien avec les professionnels de la santé pour intégrer ces nouvelles technologies?

Isabelle Burgun en parle avec:

  • Sébastien Lemieux, chercheur principal à l’Unité de recherche en bio-informatique fonctionnelle et structurale de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC). Il est aussi professeur en biochimie et médecine moléculaire à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.
  • Frank Béraud, président-directeur général de Montréal InVivo —une grappe des sciences de la vie et des technologies de la santé du Montréal métropolitain, constituée de 600 organisations dont 150 centres de recherche.

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En chronique: nous passons le micro à une scientifique. Cette semaine: Nathalie Beaulieu, directrice de l’enseignement et académie au CHUM et de l’école d’intelligence artificielle en santé du CHUM.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : François Cartier. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto), CIBO-FM (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor), CHOW (Amos) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.