Les 24 heures de science approchent à grands pas. Si vous vous promenez dans le Bas-du-Fleuve et en Gaspésie, vous pourriez découvrir certains secrets bien gardés du Saint-Laurent. (voir 24 heures de science)

 

Tout d’abord, le phytoplancton sera à la fête dans les bibliothèques municipales de Rivière-du-Loup et de Rimouski. André Rochon , spécialiste de ces algues microscopiques, a photographié au cours de ses recherches une multitude de microalgues au microscope électronique à balayage. Résultat, on peut admirer de ses propres yeux les minuscules habitants de nos océans.

Leur petit nom ? Les diatomées. De nombreuses espèces fréquentent les mers du globe. Les modèles que présente ici le professeur de géologie marine à l’Institut des sciences de la mer de l’Université de Rimouski proviennent des eaux chaudes du golfe du Mexique ou des flots glacés de l’Arctique canadien.

Végétaux atypiques, les diatomées sont pourvues de deux flagelles qui leur permettent de se déplacer. Une propriété assez rare chez leurs confrères terrestres. Dès lors, elles profitent au maximum de leur environnement. Le jour, elles s’ébattent à la surface, se gavant de lumière ; le soir, elles sillonnent le fond de l’océan, à la recherche de nutriments.

Toutes menues, toutes simples ? Oh que non. Leurs formes, attribut d’une unique cellule, vous surprendront par leur beauté et leur diversité.

Plus à l’est sur la 132, que diriez-vous d’une escale à Sainte-Anne-des-Monts ? Le musée Exploramer vous invite à plonger dans les eaux glacées du fleuve pour un bain de minuit... scientifique.

Vous avez peur de vous lancer à l’eau ! N’ayez crainte ; le centre vous prêtera des bottes-salopette en néoprène qui devraient vous isoler du froid. À marée basse et à la lueur d’une lune presque pleine, vous pourriez observer un phénomène de bioluminescence ainsi qu’une multitude de créatures marines, espère Annie Beaulieu, responsable de l’interprétation chez Exploramer.

En compagnie des animateurs, vous irez libérer les poissons du verveux , un filet qui les retient sans les blesser lorsque la marée descend. Peut-être aussi croiserez-vous des espèces plus actives la nuit, comme certains crabes.

Mais ce qui plairait par-dessus tout à votre guide, c’est si les capelans décidaient de rouler sur les galets en l’honneur du 24 heures de science. Rien n’est assuré. Leur période de reproduction s’échelonne de mai à juillet. Qui sait...

Par Brïte Pauchet.

Ce billet a d'abord été publié sur le site BriteSciences .