Plus de 30 nuits par année, le ciel noir de Saint-Félicien se teinte de nuages fantomatiques verts, roses et violets. Signes d’une perturbation du champ magnétique terrestre, les aurores boréales sont des phénomènes célestes hypnotiques qui fascinent depuis la nuit des temps. Le club d’astronomie Les Boréalides dévoile leurs secrets pour le 24 heures de science.

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean bénéficie d’excellentes conditions pour observer les aurores, du fait de sa haute latitude et de sa quasi-absence de pollution lumineuse. Claude Boivin, le président du club, vous ouvrira les portes du planétarium de Saint-Félicien vendredi 11 mai. Vous pourrez ainsi admirer des aurores boréales sous un dôme 360 degrés puis une exposition photos réalisée par les membres du club.

Cette activité gratuite est accessible aux petits comme aux grands !

Du Soleil à la Terre : voyage des particules énergétiques

Les Boréalides vous apprendront que les éruptions solaires expulsent des particules énergétiques qui voyagent dans l’espace jusqu’à la Terre. Bien que notre planète soit enveloppée d’un puissant bouclier magnétique, une quantité importante des particules expulsées sont canalisées vers les pôles terrestres qui agissent comme des aimants. Entre 80 et 1000 kilomètres au dessus de nos têtes, ces particules solaires entrent finalement en collision avec les atomes d’hydrogène, d'oxygène et d’azote qui composent notre atmosphère. Excités, ces atomes engendrent une réaction luminescente fantasmatique : l’aurore boréale.

Alerte aurore !

Depuis 2014, Les Boréalides collaborent avec le Dr Martin Connors de l’Université d’Athabasca en Alberta sur un projet financé par l’Agence Spatiale Canadienne. “Notre travail est de gérer un magnétomètre. C’est un instrument qui mesure l’intensité du champ magnétique de la terre quand des aurores boréales sont en préparation ou en activité au-dessus de nos têtes” explique Mr Boivin. Le but ? Créer un réseau d’alerte pour le grand public afin de savoir quels sont les moments privilégiés pour observer ces danses de feu imprévisibles. Mr Boivin vous rappellera que la probabilité d’observer les aurores boréales est plus élevée autour des deux équinoxes (septembre-octobre et février-mars), du fait de l’inclinaison de la Terre.

Une fois inscrit au réseau d’alerte, devenez vous aussi un chasseur d’aurores !

- Fanny Rohrbacher