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De nombreuses voix s’élèvent contre les conditions de vie des animaux d’élevage. Tout en dénonçant les abus, d’autres personnes sont d’avis que l’humain ne peut se passer de l’élevage industriel et que ce dernier est une option plus écologique que l’élevage traditionnel. C’est le cas du Dr. Jean-Pierre Vaillancourt, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal et directeur du Groupe de recherche en épidémiologie des zoonoses et santé publique qui fait valoir que l’industrialisation a permis une augmentation importante des rendements. Ainsi, de nos jours, une vache fournit cinq fois lus de lait qu’une vache de 1920 tout en mangeant la moitié moins de nourriture. De plus, il explique que si on retournait à des pratiques d’élevage plus traditionnelles – notamment en allouant plus d’espace aux bêtes - cela nécessiterait de plus grandes superficies de terres. À ceux qui prônent le végétarisme, le spécialiste répond qu’il n’est pas réaliste d’imaginer que tous les humains puissent se priver de viande, car en dehors de nos sociétés d’abondance, les populations n’ont pas les moyens financiers d’avoir une alimentation équilibrée basée sur des protéines d’origine végétale. Or, la croissance démographique accentuera le problème puisqu’en 2050, la production de protéines destinées aux humains devra atteindre le double de ce qu’elle était en 2000. Finalement, le Dr. Vaillancourt rappelle qu’il faut tenir compte du travail accompli par les quelque 250 millions d’animaux dans le monde que ce soit pour puiser de l’eau, labourer les champs ou transporter des humains et des marchandises. Image courtoisie de tratong / FreeDigitalPhotos.net
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