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Les microplastiques restent une préoccupation de santé publique. Mais il serait temps de s’entendre sur une façon de les mesurer. La quantité de particules présentes dans l’atmosphère pourrait en effet être inférieure à celle déjà estimée, parce que tout le monde ne s’entend pas sur la méthode de calcul.

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« Ça ne veut pas dire que nous n’avons pas beaucoup de microplastiques dans l’atmosphère », commente dans la revue Nature la chercheuse en sciences de l’environnement Ioanna Evangelou, de l’Université de Vienne. « Mais ça pointe vers le besoin d’élargir et de standardiser les mesures des microplastiques à l’échelle mondiale. » Elle est l’auteure principale d’une étude, parue le même jour dans Nature, qui constate que le calcul des microplastiques dans l’air peut varier considérablement, tout dépendant de la méthode utilisée. 

Déjà, en février dernier, une autre étude parue dans Nature Medicine avait conclu que la concentration de microplastiques dans le cerveau avait été surestimée dans des études précédentes. Forcément, s’il est difficile d’arriver à une mesure qui fasse consensus lorsqu’il est question du cerveau, c’est encore plus difficile pour l’air.

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Un autre problème est que personne n’est en mesure de dire qu’est-ce qui est « trop » quand on parle de microplastiques, tant il s’agit d’un nouveau phénomène, venu s’ajouter au problème mondial de la pollution par les plastiques

On parle de microplastiques lorsqu’il s’agit de particules mesurant entre 1 millième de millimètre (ou 1 micromètre) et 5 millimètres, et de nanoplastiques lorsqu'on est en-dessous de 1 micromètre. Ces particules peuvent entrer dans notre corps, mais les scientifiques ne s’entendent pas sur les effets sur la santé.

Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont effectué une compilation de deux types différents d’études: celles qui estiment les émissions mondiales de microplastiques, et celles qui extrapolent à partir d’échantillons du sol ou de l’eau. Résultat : dans les pires des cas, les concentrations de microplastiques dans les échantillons du sol ou de l’eau seraient plusieurs fois moins élevées que ce que les estimations sur les émissions avaient prévu. Et ce, même en tenant compte du fait que des échantillons recueillis dans certains lieux allaient inévitablement contenir de plus grandes quantités, par exemple à cause de la direction des vents dominants.

Les émissions en provenance de la terre ferme sont 27 fois plus élevées que celles en provenance des océans —autrement dit, la dégradation des déchets plastiques dans nos dépotoirs et dans nos rues se fait beaucoup plus sentir dans l’atmosphère que leur dégradation dans les océans. 

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