La décision finale relève de l’Union astronomique internationale, le seul organisme « autorisé » à nommer des corps célestes. En 2006, après des années de débats, elle créait la catégorie « planète naine » pour Pluton et quelques autres astéroïdes. Rien n’a changé depuis 2006, si ce n’est la mission New Horizons, cette sonde spatiale de la NASA qui est passée à proximité de Pluton l’an dernier. Or, la campagne « pro-Pluton » est dirigée par le scientifique en chef de cette mission, Allen Stern. La raison principale pour avoir démis Pluton en 2006 était qu’on découvrait — et qu’on continue de découvrir — de plus en plus de petits mondes aux confins de notre système solaire, dont plusieurs seraient assez gros pour passer eux aussi dans la catégorie « planète » si on changeait les critères pour y réadmettre Pluton. Au nom de tous les jeunes et moins jeunes qui devraient retenir non plus neuf noms de planètes, mais des dizaines, voire des centaines, les astronomes ont choisi jusqu’ici de s’en tenir à la décision de 2006.
Depuis quelques semaines, un groupe de « Plutoniens » fait campagne pour rendre à Pluton son statut de planète. Mais leurs efforts sont voués à l’échec, écrit l’astronome Michael Brown dans le New Scientist.
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