Avoir ses deux jambes, est-ce vraiment nécessaire dans l’espace? C’est la question insolite que pose l’astronaute britannique John McFall, qui pourrait devenir la première personne physiquement handicapée à se rendre en orbite.
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McFall, 45 ans, est médecin et ancien athlète paralympique. Il vit aussi avec une prothèse depuis qu’à l’âge de 19 ans, sa jambe droite a été amputée au-dessus du genou. En 2022, il s’est joint au Fly! Program de l’Agence spatiale européenne, spécialement destiné à tester les capacités de personnes handicapées à se rendre en orbite et à y travailler.
En février 2025, il est devenu le premier membre de ce programme à passer avec succès l’étape des évaluations médicales qui faisaient de lui un candidat possible à un séjour sur la station spatiale. Le 2 juin dernier, le gouvernement britannique annonçait sa sélection comme candidat pour la première mission vers la future station spatiale de la compagnie privée Vast, prévue pour 2027.
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« La question est, avez-vous vraiment besoin de vos deux jambes » quand vous êtes en apesanteur, pose-t-il lui-même comme question en entrevue au magazine Live Science. En orbite, lorsqu’on accomplit une tâche avec les mains, tout ce dont il faut s’assurer, c'est d’être attaché à quelque chose, pour éviter que le moindre mouvement vous projette dans l’autre direction.
« Est-ce que d’avoir deux jambes est utile » dans des opérations normales d’entretien ou pour se déplacer à l’intérieur d’un véhicule spatial? En théorie, la réponse est négative, puisqu’en apesanteur, même une pression du petit doigt sur une surface suffit pour vous envoyer dans la direction opposée. Se pourrait-il que son handicap soit même un avantage? « Nous ne le savons pas , répond-il. Nous pouvons formuler des hypothèses, mais jusqu’à ce que nous allions vraiment dans l’espace et que nous fassions de la science spécifique à mon handicap, nous ne le savons pas. »
En théorie toujours, les effets de la microgravité sur les os —ceux-ci ont tendance à perdre de leur masse— peuvent être un avantage chez quelqu’un qui arrive là-haut avec une « plus faible masse osseuse ». Beaucoup de gens à travers le monde risquent donc d’être très attentifs à la suite de l’histoire de cet astronaute britannique.





