La vague de chaleur qui frappe l’Europe est un autre de ces épisodes qui n’aurait pas été possible sans l’actuelle crise climatique, conclut un consortium international de scientifiques dont la mission est d’attribuer —ou non— des événements météorologiques au réchauffement climatique.
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Dans une analyse publiée le 26 juin, le World Weather Attribution conclut que si cette même canicule avait eu lieu en 2003, elle aurait été en moyenne de 2 degrés Celsius plus froide, et de 3 degrés et demi en 1976.
Notre conclusion est que, « dans les 50 dernières années, les risques d’une vague de chaleur comme celle-ci ont immensément changé », à cause de l’augmentation de la température moyenne de la Terre, a expliqué en conférence de presse l’expert en événements météo extrêmes Theodore Keeping, du Collège impérial de Londres, et co-auteur de l’analyse. « Cet événement n’aurait pas été possible en juin sans le changement climatique. »
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Ce qui ne veut pas dire que le reste de l’été ne sera pas agréable en Europe. Mais la vague de chaleur qui a vu des records de températures diurnes ou nocturnes être battus ces derniers jours, de la Grande-Bretagne jusqu’à l’Italie, le « dôme de chaleur » qui a emprisonné l’air chaud pendant ces quelques journées, ce n’était pas une simple anomalie naturelle.
Une centaine de millions de personnes ont ainsi été affectées par des températures de 35 degrés et plus le 25 juin, auxquelles s’ajoutait un haut taux d’humidité. L’humidité amplifie les risques pour la santé parce qu’elle ralentit l’évaporation, rendant l’évacuation de la sueur moins efficace.
Dans l’ensemble, les températures étaient de 5 à 12 degrés au-dessus de la normale. Inévitablement, lorsque viendra le moment du bilan, des milliers de morts auront été attribués à ces températures hors du commun, avec leurs lots de problèmes: chez les gens âgés ou souffrant de problèmes cardiaques ou respiratoires, ou obligés de demeurer plus longtemps à l’extérieur.
Une vague de chaleur moins intense, en juillet 2025, avait été associée à 2300 décès dans les 12 villes, dont Londres, dont les statistiques avaient alors été analysées.





