Frustrés de l’ingérence gouvernementale dans la science, encore plus frustrés que cette ingérence s’exerce à l’encontre du consensus sur le réchauffement climatique ou l’importance des cellules souches, un groupe de scientifiques américains a décidé de se lancer dans l’arène politique en vue de l’élection présidentielle de 2008.

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Leur premier objectif est toutefois plus modeste: les élections de mi-mandat du 8 novembre prochain: les 435 sièges de la Chambre des représentants et 33 des 100 sièges du Sénat seront alors en jeu. Le groupe en question, appelé pour l’occasion Scientists and Engineers for America (SEA), a l’intention de cibler des candidats précis, qui ont montré des positions "pro-science" ou à tout le moins un biais favorable au savoir, à l’analyse des faits non-teintée d’idéologie et à l’éducation.

"Les scientifiques et les ingénieurs ont le droit, en fait l’obligation, d’entrer dans le débat politique lorsque les chefs de la nation ignorent systématiquement les preuves scientifiques et les analyses", lit-on dans la déclaration de principe de SEA.

Huit Prix Nobel s’affichent sur le comité aviseur de la SEA. Il a suffi de quelques jours –la SEA n’a annoncé sa création que le 27 septembre– pour que plus de 2500 personnes s’inscrivent comme membres.

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