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Chaque année, les bonzes de la santé publique essaient de prévoir quelles seront les souches particulières de l'influenza qui se propageront. Des vaccins sont ensuite développés pour les combattre. Or, des mutations génétiques transforment fréquemment les différentes souches du virus et rendent les vaccins inappropriés. Un algorithme promet maintenant de prévoir le coup, et de frapper dans le corps du virus.

Une équipe de spécialistes en informatique de l'Université de Miami s'est servie d'un algorithme informatique pour créer un génome synthétique de l'influenza. Ce procédé intègre l'informatique à l'immunologie pour imiter la technique de fabrication des vaccins classiques.

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La méthode baptisée Synthetic Attenuated Virus Engineering (SAVE) permet d'apporter une centaine de modifications au code génétique du nouveau virus pour l'affaiblir. L'algorithme détecte ensuite les meilleurs endroits dans le nouveau génome où apporter ces changements, de manière à optimiser l'encodage des mêmes protéines que le virus original, mais en plus petite quantité.

Le vaccin synthétique produit à partir de ce génome transformé est beaucoup plus puissant : il conserve son efficacité même si le virus saisonnier a subi une mutation génétique. Autrement dit, il ne peut pas être piégé par une transformation de dernière minute du virus, comme c’est le cas dans la production actuelle des vaccins anti-influenza. Un seul vaccin deviendrait efficace contre plusieurs variantes du virus, un avantage sanitaire et économique indéniable.

La fabrication des vaccins classiques vise à l’affaiblir le virus naturel pour l'empêcher de donner la maladie au patient. Ce vaccin vivant est très efficace pour traiter l'influenza, mais demeure incapable de contrer un virus encore plus virulent après avoir subi des mutations génétiques.

La grande efficacité du nouveau vaccin synthétique, en raison de son efficacité à déjouer les mutations génétiques et à minimiser les effets secondaires lors de l’inoculation, constitue une percée majeure, explique Dimitis Papamichail, le chercheur principal de l'étude dont les résultats sont publiés dans la récente mouture de la revue Nature Biotechnology.

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