Selon une équipe internationale dirigée par Timothy Mousseau, de l’Université de Caroline du Sud, et Anders Pape Moller du CNRS en France —tous deux suivent cette évolution depuis plusieurs années— les oiseaux vivant dans les zones à plus haut taux de radiations ont un niveau plus élevé de glutathion. Il s’agit d’un antioxydant qui, expliquent les chercheurs, aide à «nettoyer» les molécules générées par le contact entre les radiations et les cellules de l’animal. En termes clairs: chez ces oiseaux avec un taux élevé de glutathion, le taux de dommages génétiques serait moins élevé.
Peut-être faudrait-il envoyer des créationnistes en mission d’étude à Tchernobyl: là-bas, certains oiseaux démontrent déjà, en seulement 28 ans, leur capacité à évoluer.
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