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La science et les jeunes

Une passion qui s'éteint avec le temps

Isabelle Burgun, le 2 décembre 2013, 14h10

71% des 1777 jeunes interrogés au primaire et au secondaire trouvent que la science, «c’est l’fun» et 82,3% ont même hâte aux activités de science. Plus de deux jeunes sur trois placent donc les sciences et technologie en tête des cours stimulants à l’école.

crédit photo : ‪www.citizenkid.com
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Numéro thématique de Spectre, la revue de l'Association pour l'enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ), sur l'intérêt des jeunes pour les S&T.

• Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes à l’égard des sciences et de la technologie (CRIJEST).

Seulement 40,2% des élèves envisageraient pourtant des études en science et encore moins, 36,8% d’en faire leur carrière. «Plus les jeunes avancent et ont des cours de science, plus leur intérêt décroit pour cette matière. Il y a quelque chose à l’école qui ne fonctionne pas», soutient même Patrice Potvin, co-titulaire de la Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes à l’égard des sciences et de la technologie (CRIJEST).

Le Pr Potvin présentait les résultats préliminaires de l’étude longitudinale sur l’intérêt des jeunes pour les sciences et les technologies au récent Rendez-vous de L’Ile du savoir de la Conférence régionale des Élus de Montréal.

L’estime de soi joue également un grand rôle sur l’intérêt de l’élève pour les sciences. Plus il se considère comme bon, plus il affirme avoir envie d’en faire. Souvent, il s’agit plus d’être «capable de passer à travers» que de véritable intérêt.

L’expert en didactique relève également l’importance de «l’effet famille». Plus les parents parlent de science et de technologie à la maison, plus les élèves déclarent trouver les activités scolaires en science intéressantes. «Le même lien peut se faire entre l’intérêt des parents pour les sciences et celui des élèves pour poursuivre des études en science», relève Patrice Potvin.

Entre le français et l’éducation physique

Les chercheurs ont demandé aux élèves de classer les sciences et technologies parmi les autres cours selon son importance dans le cursus scolaire. Et cette matière ne se classe pas si mal dans le bulletin sanctionné par les élèves.

Derrière les mathématiques, le français et l’anglais, elle devance l’univers social, l’éducation physique et les arts. «C’est la plus grande des petites matières ou la plus petite des grandes matières», relève le Pr Potvin.

Questionnés sur leur préférence par rapport aux autres matières, les élèves la positionne encore au milieu, derrière l’éducation physique, les arts et les mathématiques –le peloton de tête– et devant l’anglais, l’univers social et le français.

En majorité, les élèves considèrent les sciences et technologies comme importante pour les connaissances à la base d’une bonne culture générale. Toutefois, l’utilité principale des cours reste l’emploi, surtout en ce qui touche les carrières scientifiques valorisées par les élèves. Même s’ils ne veulent pas emprunter cette voie souvent jugée comme «trop difficile».