Le portrait de famille se précise: l’homme de Néandertal est bel et bien un cousin éloigné. Très éloigné même.

Voilà ce que racontent les analyses d’ADN... d’une histoire qui remonte à 400 000 ans. À ce moment, les lignées de deux hominidés, l’ancêtre du Néandertalien et notre propre ancêtre, commencent à diverger, disent ces analyses.

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

Mais " retrouve-t-on un peu de l’Homme de Néandertal dans notre génome ? ", questionne Richard Potts, chef du Programme sur les origines humaines du Smithsonian Institution à Washington. " Toutes les données génétiques semblent indiquer que non ", répond-il lui-même dans une entrevue donnée récemment à la revue New Scientist.

En fait, les deux hominidés se sont tellement éloignés que le Néandertalien partagerait plus de similitudes génétiques avec le chimpanzé qu’avec l’Homme moderne, soutiennent les chercheurs.

Ces résultats, issus de la première comparaison génétique de l’ADN nucléaire d’un humain et d’un fossile de Néandertalien, on les doit à James Noonan, du Lawrence Berkeley National Laboratory de la Californie.

Rappelons que le débat était jadis vif entre ceux qui voyaient le Néandertalien comme une espèce différente de notre espèce -et ceux pour qui il s’agissait d’une sous-espèce d’Homo sapiens. Toutefois, il y a déjà plusieurs années que des fragments de génomes analysés ici et là ont permis de trancher: nous n’avons apparemment hérité de rien qui ne soit génétiquement propre au Néandertalien.

Les nouvelles données promettent d’en révéler encore plus sur les différences génétiques. Elles pourraient peut-être permettre de comprendre pourquoi nos cousins n’ont pas survécu...

Je donne