L'amour améliore le système immunitaire, prévient les crises cardiaques et ceux qui en bénéficient vivent vieux. Et le sexe? Une étude italienne démontre que cela permettrait de maintenir son poids optimal!

"On y dépense de 125 à 300 calories contre seulement 6 à 12 calories lorsqu'on embrasse son partenaire", rapporte Ariel Fenster de l'Université McGill. "Pour perdre du poids, il vaut mieux aller jusqu'au bout" sanctionne celui qui est aussi l'un des trois mousquetaires de l'Organisation pour la science et la société (OSS).

Amour, sujet en or pour une conférence. Sans surprise, "La chimie de l'amour" lors du récent congrès de l'Association pour l'enseignement de la science et de la technologie au Québec (APSQ) affichait complet. Le public, essentiellement féminin, a été rapidement conquis par les explications et l'humour du conférencier. De la vie amoureuse —et malheureuse— de Marie Curie à celle des truies, en passant par les émanations de phéromones de la coquerelle américaine, la présentation d'Ariel Fenster amusait autant qu'elle enseignait.

Les études se sont longuement penchées sur les animaux pour déterminer les dessous de l'attraction, plus particulièrement ses molécules secrétées : androstenol, periplanone, p-hydroxymethylbenzoalte... La première, secrétée par les porcs pour attirer les femelles, présente une odeur musquée semblable à celle qui est libérée par la truffe.

"Les truies, recherchant un petit ami, vont devenir de formidables découvreuses de truffes, pour notre plus grand plaisir", explique le conférencier. "Présente également dans la sueur de l'homme, il faut être très prudent lorsqu'on pratique le jogging à proximité d'une porcherie."

Si la chimie de l'attraction et celle de l'amour paraissent facilement décodables par les scientifiques, celle de l'attachement s'avère plus compliquée. En observant le développement du lien entre la maman et son nourrisson, ils ont remarqué la libération d'un composé chimique appelé polypeptide —l'ocytocine— lors de l'allaitement.

Les taux de dopamine et la quantité de récepteurs de vasopressine sont également liés à l'attachement. Jusqu'à présent, les expériences des chercheurs pour rendre monogame une souris génétiquement modifiée ont échoué. "Elle était plus affectueuse mais encore moins monogame que ses semblables" rapporte même Ariel Fenster.

L'amour reste donc un domaine où perdurent les mystères. Ainsi, qu'on songe à la vie amoureuse du poisson clown, rendu célèbre par le film Némo: ce poisson très monogame modifie son comportement s'il perd son partenaire. En fait, il change de sexe !