L’objet en question avait d’abord été connu sous le nom de Xena, avant d’être officiellement (et plus discrètement) baptisé Eris. Les estimations sur sa taille lui accordaient 3000 km de diamètre, soit un tiers plus gros que Pluton, mais les estimations sur sa masse restaient sujettes à débat. A présent, le Californien Michael Brown, co-découvreur en 2005 de Xena/Eris, arrive à un poids de 16 000 milliards de milliards de kilos —soit 27% plus massif que Pluton.
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Comment « pèse-t-on » une corps céleste aussi lointain? De manière indirecte : l’astronome et sa collègue Emily L. Schaller, qui publient dans Science, ont observé la lune d’Eris. Son orbite, en vertu de calculs que l’on doit à Johann Kepler, il y a quatre siècles, révèle la masse de l’objet autour duquel elle tourne.
Rappelons que c’est la découverte d’Eris qui avait précipité les débats au sein de la communauté astronomique visant à préciser la définition de « planète » —débats qui, en 2006, ont conduit à reléguer Pluton au rang des gros astéroïdes.
Pluton n’est en fait qu’un des objets célestes de la ceinture de Kuiper : une zone s’étalant peut-être sur des milliards de kilomètres, où tournent vraisemblablement des milliards d’astéroïdes, du petit caillou jusqu’à l’objet de la taille d’une « planète naine », comme Pluton et Eris. D’autres Pluton et d’autres Eris s’ajouteront sûrement à la liste, au cours des prochaines années.
Il ne reste qu’une chose par laquelle Pluton surclasse ses voisines : on lui compte à présent trois lunes





