2010 était l'année internationale de la biodiversité. Et alors qu'elle s'achève, on ne peut pas dire que le bilan soit reluisant. Le salut viendra-t-il des économistes? Peut-on mettre un prix sur la nature? C'est le sujet de notre émission de cette semaine.

Le mois dernier, juste avant la conférence annuelle des Nations Unies sur la protection de la biodiversité, un document faisant le point là-dessus a été déposé. Dans L’économie des écosystèmes et de la biodiversité, on peut lire, par exemple, que rien que la conservation des forêts, sauverait au moins 3700 milliards de dollars. Dominique Bertaux, de l'Université du Québec à Rimouski, nous explique comment il est possible de mettre un prix sur une forêt.

De tels calculs ont notamment pour but de convaincre les politiciens et l'opinion publique, mais le rapport Stern, en 2006, qui faisait des calculs similaires et avait eu un grand impact médiatique, n'a pas encore provoqué de prise de conscience. À quoi doit-on s'attendre pour l'avenir? Josée Nadia pose également cette question à Sylvie-Nuria Noguer, de la firme de services financiers Deloitte, partenaire du programme Canadian Business and Biodiversity, qui a publié en juin un recueil de 17 études de cas: des entreprises qui ont intégré la conservation de la nature à leur stratégie.

Enfin, Rachel Léger, directrice du Biodôme, nous présente Planète vivante (Québec Amérique), un livre de sensibilisation à la biodiversité pour les jeunes.

Dans les actualités: hommage à Hermann Scheer (1944-2010), politicien allemand à qui son pays doit d'être devenu un chef de file de la transition vers les énergies renouvelables. Pendant qu'aux États-Unis, les nouveaux élus ne font pas miroiter beaucoup d'espoirs sur ce plan...

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Je vote pour la science est diffusé le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal). Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des derniers mois. Pour des archives complètes des deux premières saisons, rendez-vous ici.