Parmi les quelque 200 États indépendants de la planète, le Vatican n’est vraiment pas celui qu’on associerait à la science. Et pourtant, il y existe une Académie pontificale des sciences. Quel rôle joue-t-elle aux yeux des croyants... et des non-croyants?

À notre émission cette semaine, nous profitons, comme des milliers d’autres médias, du conclave. Mais avec un angle qu’on ne risque pas d’entendre souvent: la science. Sous sa forme actuelle, l’Académie pontificale des sciences a été créée en 1847, mais elle tire ses origines du début du 17e siècle —tout juste après que Galilée eut mis son oeil devant la lentille d’un télescope.

Sa composition peut étonner: des scientifiques tout ce qu’il y a de réputés, dans des disciplines allant de la biologie à l’astronomie, expliquent Jean-François Bouchard et Alain Faucher. Elle est officiellement autonome, c’est-à-dire qu’elle est censée choisir sans contraintes ses sujets. On n’y fait pas à proprement parler de la recherche, mais plutôt de la réflexion sur les grands enjeux scientifiques de l’heure.

L’inévitable critique, c’est l’apparente incompatibilité entre science et religion. Alors que la science cherche à comprendre le «comment ça marche» de notre univers, la religion cherche à démontrer le «pourquoi» —l’intention derrière notre présence ici. Pour Daniel Baril, la bonne volonté des participants n’empêche pas qu'une telle Académie finit nécessairement par frapper un mur.

Écoutez l’émission en cliquant sur le lien audio à gauche.

Nos invités:

En musique: une chanson d’amour sur l’évolution, Baby it all led to you, par Jonathan Mann.

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Je vote pour la science est diffusée le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal) et disponible sur iTunes. Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter.