La fougère est un mystère de l’évolution: là où la plupart des plantes recherchent le soleil, elle croît dans l’ombre —jusqu’au bon moment. Son secret? Peut-être un gène vieux de 180 millions d’années.

Selon une équipe internationale, qui identifie ce gène dans une édition récente de la revue PNAS , ça tendrait à confirmer que la polyvalence de la fougère est très ancienne, puisque ce gène, qui lui donne cet avantage, aurait été «volé» à une autre plante.

Il faut savoir que les fougères descendent d’un très ancien groupe, apparu avant que les plantes à fleurs ne dominent le monde, mais leur force, c’est qu’elles sont capables de détecter la lumière, même filtrée par une épaisse couche de feuillage. En d’autres termes, la plupart des fougères n’attendent pas d’être touchées directement par un premier jet de lumière pour se tourner vers le soleil, elles détectent la lumière alors qu’elles sont encore dans l’ombre, et peuvent ainsi croître dans la bonne direction.

Et c’est le gène responsable de ce «détecteur» qui aurait été activé il y a 180 millions d’années, après un croisement avec un groupe de plantes encore plus anciennes.