Qu’est-ce que ça sent, une comète? Les médias scientifiques se sont beaucoup amusés du fait que la sonde européenne Rosetta avait détecté une odeur nauséabonde émanant de «sa» comète. Mais encore?

Il se trouve que c’est une bonne nouvelle —pour une sonde spatiale. Depuis qu’elle s’est mise en orbite autour de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, Rosetta l’examine sous toutes les coutures, et ça inclut sa composition chimique.

Mais ce n’est pas une tâche facile, à plusieurs dizaines de kilomètres de distance, et le fait que Rosetta ait été capable de faire cette analyse signifie que la comète commence à sentir les effets du Soleil: la chaleur fait fondre une partie de sa surface —bientôt, elle aura cette queue que l’on associe traditionnellement aux comètes. Et c’est ainsi que s’envolent dans le cosmos du sulfure d’hydrogène, de l’ammoniaque et du cyanure d’hydrogène, mélangés à de l’eau et à du dioxyde de carbone.

Si l'on y pouvait y mettre le nez, ça donnerait, selon les experts en odeurs, un mélange d’amandes amères, d’oeufs pourris et d’urine de chat. Scaphandre spatial recommandé.