Quarante-cinq nouveaux génomes d’oiseaux publiés en même temps, à travers 28 recherches scientifiques: le rêve des ornithologues du monde entier... et le cauchemar des journalistes scientifiques.

Comment distinguer le révolutionnaire de l’accessoire entre la découverte de gènes qui expliqueraient comment les ancêtres des oiseaux ont perdu leurs dents ou ont appris à chanter. Ou bien comment les manchots se sont adaptés à l’Antarctique. Ou encore, l’identification d’un «big bang de l’évolution», peu de temps après la disparition des dinosaures, qui a conduit à la diversification en ces 10 000 espèces qu’on recense aujourd’hui. Avec cette profusion de nouvelles données, les experts de ces différentes espèces en ont pour des années de travail.

En revanche, les sites de vulgarisation et les journalistes spécialisés ont regretté que cet afflux ne permette pas de traiter ces multiples découvertes à leur juste valeur: comme personne n’aura le temps de tout lire, plusieurs des 28 articles scientifiques feront peu parler d’eux, même dans les cercles spécialisés, parce que dans une semaine, l’actualité sera déjà passée à autre chose.