Ce sont en effet près de 80 % de ces animaux, vivant sur une île au sud de l’Australie, qui sont morts à cause de ce cancer. Ce dernier constitue lui-même un phénomène très rare : un cancer que les animaux se transmettent entre eux lorsqu’ils se mordent. Or, selon un article paru le 30 août dans la revue Nature Communications, cinq mutations de gènes rendraient certains des diables de Tasmanie résistants à cette contagion. Or, ces mutations n’existaient pas auparavant, affirment les biologistes. Du moins, pas dans les échantillons de sang recueillis chez trois populations de diables, avant et après l’arrivée de la contagion, et conservés dans des laboratoires depuis. Ces mutations seraient donc apparues en moins de six générations. En comparaison, il a fallu 50 à 80 générations aux lapins d’Australie pour développer une résistance à la myxomatose, une infection virale. En théorie, les humains pourraient donner un coup de pouce aux diables de Tasmanie survivants en dispersant des individus porteurs de la mutation et en espérant que celle-ci se transmette à leurs descendants.

C’est un étrange détour de l’évolution qui pourrait sauver le diable de Tasmanie de l’extinction. Un changement extrêmement rapide, en réaction à un cancer du visage qui dévaste la population depuis une vingtaine d’années.
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