L’initiative internationale pour rendre une grande partie des articles scientifiques gratuits, immédiatement après leur publication — le Plan S — est retardée d’un an.

Les 11 organismes subventionnaires (qui sont maintenant 19, dont deux fondations privées) de 16 pays, dont la France, qui avaient annoncé cette initiative l’an dernier, voulaient qu’à partir du 1er janvier 2020, toutes les recherches financées par les fonds publics de leurs pays soient accessibles à tous, plutôt que réservées aux seuls abonnés d’une revue. Le 29 mai, la « Coalition S » a annoncé qu’elle accordait « plus de flexibilité » aux éditeurs dans la transformation de leurs murs payants et leur allouait 12 mois de plus.

Déjà en mars dernier, un rapport préliminaire avait fait état de la lenteur des principaux concernés — les éditeurs — à implanter les changements nécessaires. Dans ce contexte, janvier 2021 sera lui aussi « un défi », reconnaît le bibliothécaire Paul Ayris, interrogé par Nature. Des éditeurs majeurs se plaignent eux aussi de la date-limite, qu’elle soit 2020 ou 2021.