Les cheveux des futures mères permettraient de prédire le succès d’un traitement de fécondation in vitro, selon ce que des chercheurs de Barcelone ont annoncé dans un récent congrès.

Ces chercheurs se sont intéressés à une hormone produite par les ovaires, l’hormone de régression müllérienne (HRM). Celle-ci permettant d’estimer la réserve d’ovules d’une femme, le taux d’HMR sanguin aiderait donc à prédire la qualité de la réponse à la stimulation ovarienne lors d’un traitement de fécondation in vitro. En tentant de détecter cette HRM dans les cheveux de 152 femmes, les scientifiques ont remarqué un lien entre sa concentration et le nombre d’ovules présents dans les ovaires.

L’hypothèse est que la HRM serait incorporée dans les cheveux pendant leur croissance et pourrait ainsi s’y accumuler pendant quelques semaines. Cela permettrait d’obtenir une estimation stable du taux moyen d’hormone produite par une femme. Alors que dans le sang, en comparaison, les taux d’hormones changent en l’espace de quelques heures. La technique utilisant les cheveux serait également moins coûteuse et invasive que les tests sanguins utilisés actuellement.