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L’espérance de vie en Australie s’est hissée au troisième rang mondial, une performance que le pays doit en partie à sa stratégie contre la COVID: en réagissant très tôt, il a évité un grand nombre de morts qui, ailleurs dans le monde, ont poussé les statistiques dans le mauvais sens.

Si on oublie Monaco, un pays si petit qu’il est à lui seul une anomalie statistique, l’Australie n’est devancée que par le Japon. En 2021, un enfant né en Australie avait une espérance de vie de 84,3 ans —plus précisément, 85,4 ans pour une fille et 81,3 ans pour un garçon. Le Japon était pour sa part à 84,8 ans. L’Australie serait même, selon le Bureau australien des statistiques, l’un des rares pays étudiés dont l’espérance de vie a augmenté malgré la pandémie (de 0,4 an entre 2019 et 2021).

En comparaison, celle des États-Unis a reculé en 2020 puis en 2021, passant à 76,1 ans, révélait au début de septembre le Centre de contrôle des maladies (CDC).

Selon les données de 2020 des Nations unies, la France et le Canada étaient respectivement en 17e et 18e places, avec une espérance de vie de 82 ans.

Sur le front de la COVID, le taux de décès en Australie était cinq fois moins élevé qu’en Grande-Bretagne ou aux États-Unis (0,2% contre un peu plus de 1%), un fait que les autorités là-bas attribuent à la fermeture des frontières en mars 2020, et à la politique de confinement plus stricte qu’ailleurs. Mais l’Australie a aussi obtenu ces dernières années de bonnes notes pour son système de santé: elle était en première place, parmi 11 pays riches, dans le classement 2021 du Fonds Commonwealth, qui compare les taux de survie à divers problèmes de santé, dont les problèmes cardiaques.

Il est toutefois possible que sa bonne fortune approche de sa fin : lorsque les chiffres de 2022 seront publiés, ils intègreront la hausse soudaine des décès causés par la COVID et la grippe au milieu de 2022, pendant ce qui a été l’hiver là-bas —et dont plusieurs médecins craignent. qu'il préfigure l'hiver dans l'hémisphère nord.